N.S : C’est seulement quand j’ai bien ressenti le désir du demandeur et le lieu que je rencontre le maître d’œuvre. De la même manière, j’essaie de le comprendre, de savoir ce qui l’a motivé, ce qu’il veut exprimer. En général, cela se passe très bien et nous travaillons en parfaite harmonie.
J’essaie, dans la mesure de mes moyens, de valoriser son projet, en allant dans son sens tout en respectant les désirs du demandeur, du personnel, des parents sans oublier celui des enfants En dehors de la bonne relation avec l’architecte (qui est indispensable), il y a celle que je dois avoir avec les chefs d’entreprise qui travaillent sur le terrain : j’ai surtout besoin de savoir ce qu’ils pensent de leur travail, ce qu’ils ressentent. Ce sont des spécialistes, des techniciens et leurs conseils sont toujours très précieux.
G.G : Cela doit vous prendre beaucoup de temps ?
N.S : Oui et non, il y a des lieux, comme La Rochette, ou tout va bien. Dans de tels cas, tout s’effectue rapidement, dans une harmonie à peu près parfaite.
G.G : Même quant tout se passe bien, c’est quand même beaucoup de travail et surtout beaucoup d’échanges, de contacts, de discussions...
N.S : C’est indispensable. Il faut, pour que je puisse commencer le traitement coloré, que je ressente bien toutes ces sensibilités à la fois. Alors, la couleur et les effets de lumière me paraissent évidents. Je les sens, je les vois, ils font partie de moi, ils sont en moi. C’est à la fois étrange et merveilleux de ressentir cette sensation. J’aime souvent aller sur le lieu à des heures différentes, à des moments particuliers, sous la pluie ou en plein soleil, un jour de vent. Parfois je fais des rencontres inespérées.
